Impécunieux convers

Publié le par Lionel Droitecour

Vénus au miroir, détail, Ecole de Fontainebleau, XVIe / XVIIe siècle

Vénus au miroir, détail, Ecole de Fontainebleau, XVIe / XVIIe siècle

Un, deux, trois, quatre et cinq et jusqu’à douze, enfin,
Puis, par grappes de trois, assemblées en miroir,
Le verbe ici parade en costume de vers.

La rime s’inscrit là, corolle à mon revers,
Evadée de mon crâne ainsi que d’un tiroir,
Pareille à l’écheveau qui s’évide sans fin.

De cette fleur étrange au délicat parfum
En ses foisonnements la muse me fit choir,
Stylite de parole, impécunieux convers.

avril 2015

Publié dans Art poétique

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