Piel

Publié le par Lionel Droitecour

Gustave Courbet (1819-1877 ), Nu Couché, détail

Gustave Courbet (1819-1877 ), Nu Couché, détail

Piel, sa peau m’appelle…

La souple cavité au repli de son cou,
Où affleure un duvet dont la lumière joue,

Perle qui m’ensorcèle ;

Pâle, comme une opale, une veinule bleue
Dessine un paysage où son âme est sensible,

Frêle comme une ombrelle ;

À sa bouche mon cœur, comme une offrande rouge,
Corolle à peine éclose, bat où mon désir bouge,

Comme aile d’hirondelle ;

Et mon regard s’affole où le tissu la frôle,
Rêve de chair intime où se meurt ma parole

Et cisèle mon zèle ;

Dans le silence nu où nos corps inconnus,
En ce rebord ténu sagement contenus,

Mêlent une étincelle ;

Et, dans le soir venu où l’amour est un don,
Nos rumeurs vont se perdre aux lignes d’horizon,

Telles des immortelles.

juin 2011

Publié dans Amour

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