Déniché

Publié le par Lionel Droitecour

... Cliché sans souvenir où ma honte est fichée / Qui ne reconnais rien qui me fasse frémir ...

... Cliché sans souvenir où ma honte est fichée / Qui ne reconnais rien qui me fasse frémir ...

Le garçonnet rêveur que j’ai connu jadis
Et qui poussait contrit comme une mauvaise herbe,
Absent, comme effaré et coupable de vivre,
Aussi, tout apeuré des ombres de la nuit ;

Celui là que je fus dont l’écho me conduit,
Dont le cœur engourdi, comme couvert de givre
Bat sa coulpe souvent sous les émois du verbe
Poète suranné dans son vain paradis ;

Cliché sans souvenir où ma honte est fichée
Qui ne reconnait rien qui me fasse frémir
Devant cet étranger au visage poupin ;

Cet imparfait songeur qui me pose un lapin
Quand mon âme agacée parfois veut le saisir
N’est qu’un oisillon mort, tombé de sa nichée.

avril 2010

Publié dans Autobiographie

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