Embruns de l’aurore

Publié le par Lionel Droitecour

... Au soir, comme banquise, en sa triste débâcle, / À l’encan de ce corps épuisé ...

... Au soir, comme banquise, en sa triste débâcle, / À l’encan de ce corps épuisé ...

Close, comme le temps, notre errance mortelle,
Effiloché ce lien dont l’amour nous ficelle
Et sans objet, ces jours, qui se succéderont
Sous un ciel d’amertume où nous nous déferons.

Au soir, comme banquise, en sa triste débâcle,
À l’encan de ce corps épuisé, réceptacle,
Impropre sépulture à notre déshérence,
Nous aurons un viatique en la pâle espérance.

Dès lors, dans les embruns dont nous sommes l’écume,
Prémices évadés d’un avenir posthume,
Nous fuirons sans délai pour contempler l’aurore.

Là, dans le vain silence où notre âme pérore,
Sera peut-être un lieu, aux berges de l'absence,
Désir en l’univers qui porte notre essence.

mars 2010

Publié dans Spiritualité

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