Filigrane

Publié le par Lionel Droitecour

...  passait, en filigrane, / Un verbe extasié, décliné par nos reins ...

... passait, en filigrane, / Un verbe extasié, décliné par nos reins ...

Nous avions, silencieux, de discrets entretiens
Où ta main, dans ma main, se liait comme liane ;
Immobiles, nos corps s’approchaient l’un de l’autre.

Dans ces mots superflus, comme une patenôtre,
− Que nous taisions tout deux − passait, en filigrane,
Un verbe extasié, décliné par nos reins.

Je communiais à toi et nous priions, sereins,
L’espérance insensée que le réel condamne
Pour fleurir ce bouquet, que nous voulions le nôtre.

juillet 2006

Publié dans Amour

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