Où la paresse sombre

Publié le par Lionel Droitecour

... Cherchant le recoin le plus sombre / Où, certes, fraîcheur s’exila ...

... Cherchant le recoin le plus sombre / Où, certes, fraîcheur s’exila ...

À pas comptés sous le cagnât
À midi sont hommes sans ombre,
La canicule les dénombre,
Où le soleil les aligna.

Un peu comme l’alinéa,
Comme la pierre ou le décombre,
Cherchant le recoin le plus sombre
Où, certes, fraîcheur s’exila,

On appelle en soi la pénombre,
Ou, maritime, ce bord là
Où, molle, la paresse sombre.

Et, dans l’alcôve où l’on rima,
Poète que le doute encombre,
La belle saison qu’on aima.

août 2013

Publié dans Sensation

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