Pilastres

Publié le par Lionel Droitecour

... Car vingt petits, déjà, sont une foule immense, / Il n’est plus nul recoin, céans, pour le silence ...

... Car vingt petits, déjà, sont une foule immense, / Il n’est plus nul recoin, céans, pour le silence ...

Ça piaille, là-bas, la classe prend le train,
Une marée d’enfants déboule avec entrain,
Bousculant, des passants, les molles habitudes
Et la gare s’emplit des vives multitudes.

Car vingt petits, déjà, sont une foule immense,
Il n’est plus nul recoin, céans, pour le silence
Et l’on voit, à leurs fronts, les âmes chamailleuses,
Les douces, les hardies, les franches, les rêveuses.

Et je me sens si las, soudain, du poids des ans,
Si proche de ma fin en ces mornes couchants,
Quand leur bonheur naïf éclaire mon ennui.

Vieillir c’est s’engoncer aux rives de la nuit,
Bribes y sont les ris, comme l’éclat des astres
En l’obscur scintillant, sous nos graves pilastres.

novembre 2012

Publié dans Enfance

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alain l. 02/06/2016 15:30

O.K je reposte !!!
Merci Lionel ..

@t
alain

Lionel Droitecour 02/06/2016 14:54

Mission Àccomplie ;)))

alain l. 02/06/2016 13:47

Beau poème Lionel ...
J'aimerais bien le reposter ... mais sans te commander comme disait toujours ma grand-mère ... pourrais-tu transformer le Ca du départ en Ça ( alt-0199 sur PC ;-) ...
Merci d'avance ...

@t
alain