Nihil

Publié le par Lionel Droitecour

Portrait funéraire du Fayoum, « Eutyches, fils d’Herakleides » premier au quatrième siècle après JC

Portrait funéraire du Fayoum, « Eutyches, fils d’Herakleides » premier au quatrième siècle après JC

Il n’est d’autre recours que la réminiscence
Au germe de pensée où songe la conscience ;
Ainsi les fleurs de sel qu’exsude, chamarrées,
Le marais ennobli du cristal des marées.

Nous ne sommes jamais que ce qui nous contient,
La rumeur murmurée au cœur qui la retient,
Amour, errance vague et funestes pulsions
Au champs clos des humeurs, au gré des impulsions.

Le mystère demeure entier d’une nature
Où nous avançons, nus, vers notre sépulture,
Grimés, fardés d’avoir et de possessions.

Dieux, savoirs ou pensées sont nos intercessions
Et, face au néant vide où s'émonde le temps,
L’amère collection de nos hâves instants.

23 mai 2012

Publié dans Spiritualité

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