Déclin de l’aurore

Publié le par Lionel Droitecour

... Au crépuscule amer décline toute aurore ...

... Au crépuscule amer décline toute aurore ...

Novembre est arrivé et la maison frissonne.
L’automne, jusque là, s’était montré clément,
Déjà l’hiver prend poste sur le gréement,
Déjà mon âme au creux de son remord tisonne.

Chaque rigueur nouvelle étrille mon corps las,
La vieillesse, déjà, délave ma prunelle,
La nuit gagne le jour et mon esprit nivelle,
Il n’est plus ni flambeau, ni torche en ces bords là.

La fatigue des cœurs est bien plus grande encore,
Elle nait des rancœurs que borne l’illusion,
L’espérance a lâché, tantôt, la proie pour l’ombre.

À l’aune des journées s’amenuise le nombre,
De chaque été de moins l’hiver est dérision,
Au crépuscule amer décline toute aurore.

novembre 21013

Publié dans Sensation

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