Indédicace

Publié le par Lionel Droitecour

... Quelle pauvre lueur, en la noirceur extrême, / Que le chant incertain et vague du poème ...

... Quelle pauvre lueur, en la noirceur extrême, / Que le chant incertain et vague du poème ...

Que dire à cet ami que le chagrin détruit,
Quand le mal assassin a vaincu l’espérance ?
Lorsque, dans la souffrance, à la porte du deuil,
On voit, non pas sur soi, mais devant l’être aimé,

L’épouvantable mort flétrir le grain germé,
Impatiente d’ouvrir, affreux, le noir cercueil,
Pour y ensevelir ce qui fut notre chance
Devant la solitude, phare en notre nuit ?

Quelle pauvre lueur, en la noirceur extrême,
Que le chant incertain et vague du poème,
Combien les mots son vains sur la pierre tombale !

Mon verbe et mes sonnets ami, je les remballe,
Plus tard peut-être, un jour, je t’en ferai l’offrande,
Si ton cœur s’en remet, si tu me le demande.

décembre 2011

Publié dans La camarde

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