Indignation

Publié le par Lionel Droitecour

... Et que restera-t-il des atroces souffrances, / D’un petit enfant mort d’avoir été battu ...

... Et que restera-t-il des atroces souffrances, / D’un petit enfant mort d’avoir été battu ...

Le petit Nicolas venait d’avoir neuf ans.
Il n’est guère commun d’avoir, en grand, son nom
Sur la page imprimée, en une du journal,
En cet âge innocent où l’on joue d’un ballon,

Aux gendarmes, aux voleurs ou aux soldats de plomb.
Neuf ans, c’est bien petit quand la vie vous fait mal,
Quand toute une famille, à perdre la raison,
Se prend à vous haïr si démesurément.

Mais que peut bien comprendre un pauvre corps rompu,
Frappé, lié, meurtri, traité comme l’ordure,
De ce déchainement d’inhumaines violences ?

Et que restera-t-il des atroces souffrances,
Des râles et des cris, des pleurs et des blessures
D’un petit enfant mort d’avoir été battu ?

février 2006

Publié dans Résilience

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damiax 31/10/2016 10:54

Faut changer le titre ... indignation c'est trop "light" (et oui j'ai lu l'article) !
Plein de pensées l'ami et à très vite !

Lionel Droitecour 31/10/2016 12:20

Merci, cher Damiax,
En fait je me doutais un peu que tu savais lire ;)))
Le terme d'indignation est très fort, mais il a été complétement émasculé depuis que nous sommes priés de nous indigner chaque jour, à 20h, pour tout et n'importe quoi.
Je milite (modestement) pour que l'on rende aux mots leurs puissance native ( y-a du boulot si même les jeunes activistes de ta trempe se laissent avoir par la moumoute poivre et sel de Pluj'aid'as ).
Au fait, pourquoi tu n'essayes pas la moumoute rousse du rouquemoute ( voir Le cave se rebiffe, d'après Audiard)...