Pareil en ma livrée

Publié le par Lionel Droitecour

... Et puis je vaque, absent, aux tâches quotidiennes, / Aux éclisses rouillées, mauves, qui sont les miennes ...

... Et puis je vaque, absent, aux tâches quotidiennes, / Aux éclisses rouillées, mauves, qui sont les miennes ...

Je vais à petit bruit porter ma petite âme
Au jour qui vient la prendre et ranimer sa flamme ;
Il faut que je me lève, il faut que je lui dise
Allons ! Pousse ton chant malingre en l’aube grise.

Je commence au grimoire ainsi, le plus souvent
Par porter ma mémoire aux muses, connivent.
Cela réveille en moi le désir, le dégout,
L’ambivalence enfin qui moire notre égout.

Et puis je vaque, absent, aux tâches quotidiennes,
Aux éclisses rouillées, mauves, qui sont les miennes,
Perd mon jour et ma vie pour gagner ma pitance.

Puis me retrouve au soir, dépouillé de substance,
Englué d’un sommeil à l’extase cuivrée,
Prélude au lendemain pareil en ma livrée.

mai 2013

Publié dans Sensation

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