Crépuscule

Publié le par Lionel Droitecour

Oscar-Claude Monet (1840-1926) Saint-Georges majeur au crépuscule, détail

Oscar-Claude Monet (1840-1926) Saint-Georges majeur au crépuscule, détail

Un vaste pan de ciel où battent des oiseaux.
Sur ce lavis de bleu, échancrures loquaces,
Nuées en chevelures vont et se défont.
Ces vapeurs, qui sont âmes bercent, indolentes,

Nos certitudes crues, évaporées et lentes,
En l’oubli des splendeurs. Dans cet azur profond
Opaque, un jour sans tain masque toutes nos traces
Et dans le crépuscule verse ces oripeaux.

Pourquoi ce rouge sang, fugace en l’air du soir ?
La nuit est-elle un crime accompli au lointain,
Dans l’horizon qui râle et soupire et s’éteint ?

Est-ce un accouchement dans cette heure dernière
Où la terre en travail, parturiente d’espoir,
Dans l’agonie d’un monde invente sa lumière ?

août 2006

Publié dans Spiritualité

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