Du désir de rimer

Publié le par Lionel Droitecour

... Nulle âme ne saurait espérer du vivant ...

... Nulle âme ne saurait espérer du vivant ...

Voici, céans, tout frais pondu, mon premier poème post opératoire.
Evidement, ce n'est pas le plus follement joyeux de ce que j'ai produit à ce jour ; mais il me rassure, néanmoins, quant à l'état de mes neurones,
au-delà des surprenants effets collatéraux de la fine morphine...

Saurai-je mordre, encor, demain, si je guéris,
Sortirai-je du dol un peu plus aguerrît ?
La mâle maladie me sera-t-elle un port
Ou la borne acérée d’un ultime remords ?

L’avenir est un lieu qui semble une utopie,
Je suis cet écueil noir battu par l’entropie.
Je ne me promets rien au seuil du jour qui vient,
En l’horizon, serein nul lien ne me retient.

Si je suis celui là que sa lyre abandonne,
Quelque fardeau brisant ma futile personne,
Je ne serai que mots dispersés dans le vent.

Nulle âme ne saurait espérer du vivant,
La matière se grise avant de s’abîmer,
Qui s’entiche, en passant, d’un désir de rimer.

Léo, 11 juillet 2014, 4h47 de la nuit

Publié dans Fongus

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damiax 20/12/2016 16:19

Trop bien !