Frontons des lueurs

Publié le par Lionel Droitecour

... Là ma fratrie s’invente et s’invite en l’aurore ...

... Là ma fratrie s’invente et s’invite en l’aurore ...

Là-bas, dans les estives va mon cœur mourant
Échauffé dans la brise où danse l’herbe folle,
Ma rocailleuse amour à mon verbe s’accole
Mes strophes, vers les cieux, en vain, s’évaporant.

Et je souffre au silence apaisé par les monts,
Les vents ployant la terre à l’humeur des nuées,
Au lent moutonnement des vallées exténuées,
Où mon écho se perd, aux vastes horizons.

Comme l’embrun furtif mouille de ses sueurs,
En éclat d’arc en ciel le récif ou l’écueil,
Épars
e, ma parole en ces pluies se colore.

Là ma fratrie s’invente et s’invite en l’aurore,
En cette multitude où vaque sous mon œil
La céleste harmonie aux frontons des lueurs.

janvier 2007

Publié dans Sensation

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