Joute d’amour

Publié le par Lionel Droitecour

Louis Henri Cordier (1853–1925), Le Doute (1906), détail

Louis Henri Cordier (1853–1925), Le Doute (1906), détail

Je sens une douleur, au fond de ma poitrine,
Ma compagne du jour, bonne douce et légère,
Qui ne tarit jamais et ne me surprend pas :
Je sais qu’elle me tue, préparant mon trépas.

La nuit elle s’endort, et s’oublie dans mes rêves,
Le matin me la rend dans les aurores brèves,
Et nous cheminons, deux en l’union singulière,
Qui porte sous l’azur notre espèce chagrine.

Un soir nous serons las l’un de l’autre, bien sûr,
Et nous nous déferons, sans espoir de retour
Dans l’abîme du sens au chant de notre doute.

Non, ce ne sera pas cette amère déroute,
Ce combat d’agonie, mais la joute d’amour
Où le néant viendra consoler ma blessure.

mai 2012

 

 

Publié dans Névrose

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Evy 01/12/2016 17:25

Très beau merci pour ce partage bonne soirée Evy