Bréviaire

Publié le par Lionel Droitecour

John Maler Collier (1850-1934), La mort de Cléopatre, détail

John Maler Collier (1850-1934), La mort de Cléopatre, détail

Quelque chose de nous qu’on reconnaît en l’autre
Et cette altérité qui nous parle de nous,
La chair qui nous appelle et dès lors s’exaspère
Affamée des tiédeurs, des moiteurs et des cris ;

Ce langage sans mot qui jamais ne s’écrit,
Volatil en l’instant où l’on se désaltère
Aux sources du plaisir ; nos deux cœurs qui se nouent
Relisant ce bréviaire, ainsi de gais apôtres,

La parole d’un dieu que l’on prie, s’unissant ;
Nos souffles partagés aux lèvres qui les boivent
Pour trouver dans l’extase une aurore nouvelle

En la geste d’aimer, en la sente éternelle ;
Enfin, la plénitude où nos âmes perçoivent
Un infini possible en un ciel frémissant.

décembre 2006

Publié dans Amour

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