Recours

Publié le par Lionel Droitecour

... Oh, comme je voudrais à la source des jours / Remonter vers l’eau fraîche où baignaient mes séjours ...

... Oh, comme je voudrais à la source des jours / Remonter vers l’eau fraîche où baignaient mes séjours ...

Retrouverais-je un jour ce lieu que j’ai quitté
Qui m’est, comme l’aurore, un lieu d’éternité
Et la douce lumière éclairant mon chemin
Où mon âme se trempe, encore, au soir qui vient ?

Ou bien est-ce le songe égaré de l’enfance
Qui remue ses échos aux berges de l’absence
Et berce, en son roulis, d’éphémères amours ?
Oh, comme je voudrais à la source des jours

Remonter vers l’eau fraîche où baignaient mes séjours ;
Dans la grave tendresse où l’aïeule attentive
Chantonnait, doucement, en éclairant ma rive.

Oh, comme ce regard qui me faisait grandir
Manque à mon cœur volage, épris d’un souvenir,
Truchement du poème en son humble recours.

12 mai 2007

Publié dans Nostalgie

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Avisferrum 31/01/2017 12:10

Magnifique poème, cher ami, merci !

Il nous ramène à la question essentielle, voire existentielle, "la beauté réside-t-elle en la chose observée ou dans le regard de l'observateur ?"

On pourrait dire aussi : "la chose observée existe-t-elle sans le regard de l'observateur ?"

Je crois que c'est l'observateur qui donne leur valeur aux choses, cela explique pourquoi les souvenirs d'enfance sont baignés de cette intense nostalgie, qui se rapporte plus à ce dont nous étions qu'à ce dont nous nous rappelons.

Nous portions sur les choses un regard neuf, curieux, innocent, le monde était une source de découvertes, d'aventures et c'est ce qui en faisait l'intense beauté.

Avisferrum 31/01/2017 12:39

Il faut bien sûr lire "qui se rapporte plus à ce QUE nous étions qu'à ce dont nous nous rappelons" ! :-)