Etranges contrées

Publié le par Lionel Droitecour

... Déesses, muses, parques mes ombres factices, Mes chimères forgées de ma tourbe solaire ...

... Déesses, muses, parques mes ombres factices, Mes chimères forgées de ma tourbe solaire ...

Ce qui résonne en moi dont je fais cette gerbe,
Ce silence intérieur qui soudain devient verbe,
Echo, balbutiement, que sais-je en vérité,
Où peut-être un éclat, sombre, d’éternité ;

Ce qui fait ce propos dont je lace ma rime
En-maillées, quelquefois, au miroir de l’intime ;
Cette phrase polie esquissée en ces bords
Où l’aurore s’effrange aux marées de nos corps ;

Et puis cette espérance où se trame un appel,
Tissu d’une déroute éparse sous le ciel ;
Cette douleur exsangue où, sur mes chairs outrées,
Se trace un paysage en d’étranges contrées ;

Enfin dans ma défroque appareillée au monde,
Ces battements pervers que marquent mes secondes
Et qui font d’un dessein la barbare décrue,
Comme songe d’enfer dont mon âme est recrue ;

Voici, je vous les donne ainsi que sacrifices,
Déesses, muses, parques, Vous ombres factices,
Ces chimères forgées de ma tourbe solaire
Legs insane à l’orée du temps crépusculaire.

juin 2011

Publié dans Art poétique

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