Sentes harmoniques

Publié le par Lionel Droitecour

... L’enfance nous sidère et, comme un songe, fuit ...

... L’enfance nous sidère et, comme un songe, fuit ...

C’est comme s’ils dansaient, les petits « escolans »
Ce BWV qu’ils chantent, vocalise,
En leur bouche ingénue et peuplée d’un sourire
À l’orée d’un jour neuf en l’acmé de la nuit.

L’enfance nous sidère et, comme un songe, fuit
Qui laisse en nous la trace où l’âme vient s’inscrire.
Nous fûmes parchemins comme aux lutrins d’église,
Novices insouciants, parfois même insolents.

De patientes mains ont tissé nos musiques
Et l’âge nous apprend, de ces anciens viatiques
Ce qui passa jadis en l’aube inconséquente.

Qu’il fut heureux celui dont les rumeurs mystiques
Avant l’entendement, en la coupe innocente,
Emplirent, chœur joyeux, les sentes harmoniques.

février 2010

Publié dans Musique

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Evy 23/02/2017 13:13

Beau poème bonne journée je partage