Tel une frise

Publié le par Lionel Droitecour

... Le cœur mouvant, tel une frise / Où dans ma voix l’aube s’irise ...

... Le cœur mouvant, tel une frise / Où dans ma voix l’aube s’irise ...

Ils se répondent les vieux arbres
Au gré des frémissants coteaux,
Dont la pente lente, émoussée,
Répand son charme nostalgique.

Vague, en l’écho mélancolique,
À branche nue feuille rousse est,
À tronc chenu, comme linteaux
Veine chemine, ainsi qu’aux marbres.

Blanchi de poils et la vie blette,
L’âme aux ruisselant caniveaux
Le cœur mouvant, tel une frise ;

Où dans ma voix l’aube s’irise
En la plaine où vont mes troupeaux :
Berger de rêves suis, poète.

septembre 2016

Publié dans Nostalgie

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