Où tout monte et reluit

Publié le par Lionel Droitecour

Camille Corot, (1796-1875), Paysage de la campagne romaine, détail

Camille Corot, (1796-1875), Paysage de la campagne romaine, détail

Il est en mon ruisseau un chœur simple et ténu,
Un courant le parcourt, en son amble menu,
Loin de sa source vive en un ciel inconnu ;
Passe parmi les ombres son chant ingénu.

Il est, de place en place, un moulin où un pont,
Sur ses rives, parfois, le piège ou l’hameçon,
Et sur son lit de pierres, sans contrefaçon,
Il coule, en la nuit claire où ne bruit nul répons.

Je ne sais de quelle onde il sera l’affluent,
En l’être est son content, calme, libre et fluent,
Sous un astre il s’écoule aux berges, confluent.

Quelque décrue un jour, aura raison de lui,
Une étoile, céans, au firmament qui luit,
Abondera son cours où tout monte et reluit.

juillet 2012

Publié dans Spiritualité

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