Verbe vain

Publié le par Lionel Droitecour

... Et lentement, sans déshérence, /  J’ai vu tomber la fin du jour ...

... Et lentement, sans déshérence, / J’ai vu tomber la fin du jour ...

Je n’ai jamais parlé d’amour,
J’ai préféré le geste tendre
Et par pudeur je me suis tu,
Me suis-je jamais fait comprendre ?

Tout me fut légère espérance,
J’ai cru ce qu’on nomme vertu
Et lentement, sans déshérence,
J’ai vu tomber la fin du jour.

Lors dans le soir je m’interroge,
Qu’ai-je donné, qu’ai-je reçu,
Quel amble est le pas de l’horloge ?

L’amertume que je conçu,
Jadis, est là que je commente
Au verbe vain qui me tourmente.

mai 2013

Publié dans Autobiographie

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damiax 17/03/2017 08:37

La verbalisation est-elle indispensable pour "parler d'amour" ?

damiax 17/03/2017 11:14

Je faisais juste référence aux 2 premiers vers :
"je n'ai jamais parlé d'amour, j'ai préféré le geste tendre"

Lionel Droitecour 17/03/2017 11:10

Le "verbe" est à entendre, ici, au sens mystique du terme... tu sais bien que je suis un incorrigible bondieusard qui s'ignore !

Angeline 10/03/2017 20:38

très beau blog sur la littérature. un plaisir de me promener ici.

Evy 10/03/2017 14:19

Très beau je partage bonne journée