Escarbilles

Publié le par Lionel Droitecour

... Poèmes comme autant d’escarbilles saisies / Au brasier qui consume, ici-bas, nos vains leurres...

... Poèmes comme autant d’escarbilles saisies / Au brasier qui consume, ici-bas, nos vains leurres...

L’air a fraîchit, bien sûr, octobre est dans nos lices,
L’onglée s’en va venir, le gel est pour bientôt,
Encore un long hiver pour clore notre écot
Sur l’année qui s'en va se perdre dans la brume.

Allons, pauvre sourire où la tristesse exhume
En la morne pensée une peine oubliée,
À la marche du temps, où notre âme est liée,
Il faut appartenir : nous en sommes complices.

Ma mémoire, viens-t-en me conter tes blessures,
L’âtre est là pour chauffer ces images transies
Qui sont, dans le passé, comme des sépultures.

J’ajouterai tes mots, or, dans mon livre d’heures,
Poèmes comme autant d’escarbilles saisies
Au brasier qui consume, ici-bas, nos vains leurres.

octobre 2012

Publié dans Le temps

Commenter cet article