Hélas, en cette nasse

Publié le par Lionel Droitecour

... Hélas, en cette nasse où le temps nous dévore, / En l’ombre du remord je fourbis ma parole ...

... Hélas, en cette nasse où le temps nous dévore, / En l’ombre du remord je fourbis ma parole ...

La rude solitude en sa prude parade,
En sa rade me blesse et me laisse en carafe,
Lourde grappe des soifs où l’humain se consume
Qui hume la fragrance de sa déchéance.

Et j’avance en ma nuit parmi les silhouettes
Muettes dans la presse où l’homme se complait,
Reflet en un miroir et moire en ce mouroir,
Inerte certitude en sa morne hébétude.

Puisque tout passe et meurt, puisque rien ne demeure,
Que le passé, rumeur, en ces heures nous froisse,
Au chemin de l’angoisse où s’arasent nos phrases,

Hélas, en cette nasse où le temps nous dévore,
En l’ombre du remord je fourbis ma parole,
Obole et camisole en cette farandole.

septembre 2015

Publié dans Solitude

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