Madone à l’entrepôt

Publié le par Lionel Droitecour

La Madone de Michel-Ange, dans un entrepôt de la Wehrmacht, à la fin de la guerre de 1939/1945

La Madone de Michel-Ange, dans un entrepôt de la Wehrmacht, à la fin de la guerre de 1939/1945

Vois, j’ai le temps d’écrire, allons muse, ma mie,
Ne me fais point languir, il faut de mon propos
Enluminer la mire…Saurais-je, dans l’instant,
Madone, te séduire et seras-tu loquace ?

Là, sur mon établi je te laisse une place,
Et si je te supplie, jusques à ton content,
Matines et complies, sans trêve ni repos
De ma rime anoblie tu seras l’accalmie.

Lors, parmi ces ondées, bruines d’un jour nouveau,
De mon verbe émondé tu feras une trame,
D’une mer insondée en l’abîme volage.

Et, vêtu d’oripeaux, comme un amant trop sage,
Le cœur à fleur de peau, te livrerai mon âme,
En ce vaste entrepôt qu’est mon vague cerveau.

mai 2011

Publié dans Art poétique

Commenter cet article

damiax 24/04/2017 08:49

"Et, vêtu d’oripeaux, comme un amant trop sage,
Le cœur à fleur de peau, te livrerai mon âme,
En ce vaste entrepôt qu’est mon vague cerveau."
...
ça j'aime bien !!

Lionel Droitecour 24/04/2017 11:14

Merci, mille fois merci.
Comme je fatigue un peu, je te renvoie ci dessous :
http://www.lesvieilleslettres.com/2017/03/impossible-sejour.html