Renonciation

Publié le par Lionel Droitecour

... Au chaos des jours creux, tel un aigle en son aire, / Priant ne sais quel dieu d’un sublime mystère ...

... Au chaos des jours creux, tel un aigle en son aire, / Priant ne sais quel dieu d’un sublime mystère ...

Je ne peux plus écrire, rien ne se déclenche,
Aucun mot à ma voix que peuple le silence,
Mes mains inertes sont, ainsi qu’une aile blanche,
Passagères du vide et mères de l’absence.

Comme un gisant frissonne en l’hiver famélique,
Je suis ce cœur déchu abouté au tragique
Où mon verbe confus s’excède et se complique,
Narrant la rime obscure, embase nostalgique.

Au chaos des jours creux, tel un aigle en son aire,
Priant ne sais quel dieu d’un sublime mystère,
Grandiloquent m’épuise à courir sur mon erre ;

Ne sachant plus trouver où mon âme insane erre
En ma folie, je plante en moi ce vain clystère,
Immolé dans la nuit où d'autres moissonnèrent.

mai 2011

 

Publié dans Fongus

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