Couvains de la honte

Publié le par Lionel Droitecour

... Et l’on passe en ce lieu accablé d’un vain conte, / Comme ce comédien dont la scène est partout ...

... Et l’on passe en ce lieu accablé d’un vain conte, / Comme ce comédien dont la scène est partout ...

Est-ce une œuvre ce lot de verbiage inutile,
Cette embase du vide où je fais ma complainte,
Et que suis-je de plus au néant qui m’oblige
Que cet obscur limon sans forme et sans maintient ?

Il n’est pas de destin où l’absurde nous tient,
Rien d’autre qu’un discours que notre essence fige
Et proclame, obstiné comme une image sainte,
En l’ego qui se gonfle en sa verve futile.

Et l’on passe en ce lieu accablé d’un vain conte,
Comme ce comédien dont la scène est partout,
Qui de sincère n’a que l’écho qui le grime.

Même un poème ment au secret de sa rime,
Idolâtre de soi et loquace, surtout,
Dérisoire courtier des couvains de la honte.

novembre 2012

Publié dans Névrose

Commenter cet article

LADY MARIANNE 11/05/2017 13:17

nov 2012- je pensais au nouveau présidents et à ceux qui retournent leur veste pour avoir une bonne place- aucun amour propre- honteux-
bizzz