Apogée

Publié le par Lionel Droitecour

... Ainsi l’éternité emporte notre appel ... / ... En la secrète voix qui hante notre joie ...

... Ainsi l’éternité emporte notre appel ... / ... En la secrète voix qui hante notre joie ...

La fournaise d’été alanguissait nos cœurs,
Nous joutions mollement dans la geste d’aimer ;
Sur nos échines nues, de brûlantes sueurs
S’exsudaient à nos corps tout prêts à s’enflammer.

Et dans l’humble moment de la peine abrogée,
Là, nos deux solitudes, un instant radoubées,
S’offraient en jouissant un fugace apogée
Effusion de nos chairs à jamais dédoublées.

Nous sentions l’infini au bord de notre voie,
Écoulement, vapeurs des charnelles humeurs
Tout comme l’âcre encens enveloppe l’autel.

Ainsi l’éternité emporte notre appel,
Nos âmes se grisant loin des sombres malheurs
En la secrète voix où suinte notre joie.

mai 2006

Publié dans Amour

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LADY MARIANNE 06/06/2017 10:33

ça me fait penser à la mort- au dernier voyage-
aux vers qui nous dévorent-
amitiés ! bon mardi-