Cabbale sans extase

Publié le par Lionel Droitecour

Représentation allégorique du Phénix, anon., XVIIIe siècle

Représentation allégorique du Phénix, anon., XVIIIe siècle

Cela n’aura servi à rien,
Ces belles rimes musicales,
Ce verbe allant à pas comptés
En mes traverses sidérales.

Je n’en suis que le ricochet
Reflet de vos simples bontés,
Muses, aussi votre hochet
Aux cavales du quotidien.

J’ai fait ma chance, au renouveau
De ma chanson, de mon escale,
En chaque invite, en chaque stase.

Il ne m’en reste nulle extase,
La solitude en moi, cabbale,
Dévale au fond de mon cerveau.

août 2016

Publié dans Névrose

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