Dur labeur

Publié le par Lionel Droitecour

... J’en appelle à la paix d’une prochaine sente / Et la camarde en rit ...

... J’en appelle à la paix d’une prochaine sente / Et la camarde en rit ...

La fatigue du mal et sa douleur tenace,
Sourde et omniprésente aux berges de l’intime,
Même si je ne flanche où l’âme a son intrigue,
Use ma chair lassée d’être dans la tourmente.

J’en appelle à la paix d’une prochaine sente
Et la camarde en rit. Je sais bien qu’elle brigue,
Amère royauté, un trône en cette cime
Où j’ai mes apartés. Furtive, elle y prend place,

Telle la courtisane usant de stratagème,
Et je sais que tantôt, raflant de moi la mise,
Elle régnera sur mes cendres dispersées.

Destitué, déjà, de mes billevesées,
Elle apure la frime et, par mon entremise,
Sape le bref labeur des vers et du poème.

janvier 2016

Publié dans Fongus

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