Victoria

Publié le par Lionel Droitecour

Codex renfermant les compositions sacrées de Tomás Luis de Victoria (1548-1611)

Codex renfermant les compositions sacrées de Tomás Luis de Victoria (1548-1611)

L’imitation d’abord, développe le thème :
« Magnum mysterium » et Victoria déploie
Du dessus à l’alto, du teneur à la basse
Une ample mélodie en l'humble révérence.

La polyphonie, lors, s’élance, en une danse
À contretemps, sacrée ; le verbe empli l’espace
Ourlant du Christ et Roi, l’attente à claire voie,
Jadis, à Bethlehem, d’une foi haut emblème.

Puis l’harmonie salue la grâce virginale,
Tessiture diaphane au chatoyant mystère
Des timbres de garçons, cristal, béate opale.

Et le Maître espagnol clos son incantation,
Mémorial ancestral qui monte de la terre,
Arpèges descendants, ivres d’incarnation.

octobre 2006,
juin 2017

 

Le motet "O Magnum Mystérium", objet de la transcription poétique tentée dans ce sonnet

Des sous-titres automatiquement générés en français sont disponibles via une icone, au bas de la vidéo

Publié dans Musique

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Lionel Droitecour 10/08/2017 18:20

Pour moi, il ne s'agit pas d'opinions, mais de certitudes, pour ce qu'elles valent ici-bas, qui est notre seul jardin.
Nous n'avons accès qu'à ce qui nous est sensible, tout le reste n'étant que gloses closes, interstices entre les rumeurs du temps,qui nous attend, vieux Satan, ange déchu qui nous a déçu, l'inconçu...

Avisferrum 10/08/2017 19:21

Une certitude est aussi une opinion, cher ami, bien ancrée de surcroit ! ;-)

Mais tu sais que je respecte totalement tes vues sur ce point (et tous les autres) même si au fond j'ai toujours le secret espoir de te voir un jour penser que peut-être... après tout... ce monde est loin d'être ce qu'il semble, et que la Vérité est ailleurs !

Tu me connais, je suis un incorrigible rêveur ! :-)

Avisferrum 10/08/2017 13:56

J'ai bien l'impression que des fillettes se sont égarées en ces commentaires, une âme charitable saura-t-elle les raccompagner chez elles ? ;-)

"Certes, si l'on se souvient, à tout le moins, qu'il s'agit là d’œuvre terrestre, et non point divine, quand bien même elle demeure inspirée, et inspirante... ;D "

Inspirée et inspirante, ça c'est sûr, terrestre aussi, certes,mais qu'est le "terrestre", au fond ? Ce que nous pouvons percevoir avec nos pauvres sens physiques, c'est à dire presque rien !

Même dans ce "terrestre" déjà extrêmement limité, beaucoup de choses, sons, vibrations restent inaccessibles à nos sens atrophiés, et il est quasiment certain que même si l'on prend la palette complète de ce que notre Matrice terrestre peut nous offrir il ne s'agit là qu'une partie infinitésimale de l'Univers, même notre science commence à l'accepter.

Pour moi le terrestre peut se définir par : les données auxquelles notre ordinateur biologique (corps) nous donne accès, un peu comme si quelqu'un ne disposait sur son PC que d'un accès limité à un quelconque Intranet, croyant qu'il s'agit là de toutes les données disponibles.

Certains de par leurs dispositions et/ou talents, parviennent à transcender temporairement ces limitations et nous ramènent des choses qui semblent extraordinaires à nos yeux ou nos oreilles... on nomme ça l'inspiration, divine ou pas !

Enfin c'est mon opinion... :-)

Avisferrum 03/08/2017 08:16

Je ne connaissais pas ce compositeur, merci pour la découverte !

Ce genre d’œuvre devrait mettre fin à la question lancinante souvent abordée en ces lieux sur l'origine véritable de l'homme et l'existence de mondes supérieurs...

Non ? ;-)

Lionel Droitecour 03/08/2017 09:58

Certes, si l'on se souvient, à tout le moins, qu'il s'agit là d’œuvre terrestre, et non point divine, quand bien même elle demeure inspirée, et inspirante... ;D