Dans le souffle des nuits

Publié le par Lionel Droitecour

... Il est tant de souffrance au radoub de nos vies / Dols aux géhennes où les Parques sont ravies ...

... Il est tant de souffrance au radoub de nos vies / Dols aux géhennes où les Parques sont ravies ...

Il n’est plus de parade au sort qui me conduit,
Le mal est en cet antre où la mort nous réduit,
Il cave mon ennui et plane en mes écrits,
La chair silencieuse, en moi, n’est plus que cris.

Ce sont mille marées où mon bonheur s’enfuit,
Ces embruns-là ne sont que de songes, de bruit,
Et je m’en vais, vaguant, où le remord me plie,
Tel le ressac jaloux que la vague supplie.

Il est tant de souffrance au radoub de nos vies,
Dols aux géhennes où les Parques sont ravies,
Soupirs en vain versés dans le souffle des nuits.

Le poème est pareil à l’onde, au fond d’un puits,
L’âme désemparée s’y désaltère ou fuit,
Ou bien sombre à jamais où l’abime l’induit.

avril 2015

Publié dans Fongus

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