Au charlatan d’airain

Publié le par Lionel Droitecour

... Tu existas naguère au souffle qui est mien, / Toi, la proche inconnue séparée de mon sein...

... Tu existas naguère au souffle qui est mien, / Toi, la proche inconnue séparée de mon sein...

Quelque chose me trouble, en moi tremble soudain,
Est-ce mon cœur qui doute en cet amour ancien ?
Il était ma redoute aux ciels ultramarins,
Oriflamme songeur battu d’azur serein.

Mais, dans le soir montant, la parole survient,
D’un chœur informulé, impavide refrain :
Il fut jadis en moi un impossible lien,
N’en reste qu’un émoi en ce qu’il me contient.

Tu existas naguère au souffle qui est mien,
Toi, la proche inconnue séparée de mon sein,
Ma pareille, ma sœur, et désormais si loin.

Je ne suis que l’écho du deuil qui fut le tien,
Apparat de ce vide inepte de mes soins,
Dans la rime où résonne un charlatan d’airain.

septembre 2013

Publié dans Autobiographie

Commenter cet article