Futile miroir

Publié le par Lionel Droitecour

... Alors, comme au matin, jadis, au tableau noir, / On inscrivait la date au déchant de la craie ...

... Alors, comme au matin, jadis, au tableau noir, / On inscrivait la date au déchant de la craie ...

Le rêve, sans arrêt, nous dicte une échéance
En son message obscur encombré d’illusions,
Et l’on s’éveille ainsi d’une sente improbable
Où nos pas égarés cherchent un horizon.

Mais l’on se sent aveugle en sa propre prison,
Sans comprendre jamais où l’âme, inguérissable,
Porte en elle l’écho de ses dérélictions,
À l’avant poste amer de notre déchéance.

Alors, comme au matin, jadis, au tableau noir,
On inscrivait la date au déchant de la craie,
On heurte un nouveau jour à courte enjambées.

Et de doutes, toujours, nos paroles nimbées,
S’inscrivent au néant dont nous sommes la claie,
Dans l’éclat passager d’un futile miroir.

mai 2013

Publié dans Névrose

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Avisferrum 04/11/2017 15:37

"... nos pas égarés cherchent un horizon.
Mais l’on se sent aveugle en sa propre prison..."

Ô combien vrai...