L’inconsolé

Publié le par Lionel Droitecour

... Petit garçon rêveur je fuyais le réel, / Habité sans savoir par l’angoisse mortelle ...

... Petit garçon rêveur je fuyais le réel, / Habité sans savoir par l’angoisse mortelle ...

Quelque chose à jamais semblait perdu pour moi,
Confusément gâché dans le jour sans promesse,
Et je pleurais, enfant, silencieusement
Dans ma chambre, le soir, et sans consolation.

J’avais compris déjà le prix de l’illusion
Et, sans que rien soit dit, mystérieusement,
La tristesse qui mêle aux heures de liesse
Une veille attentive en nos cœurs pleins d’effroi.

Petit garçon rêveur je fuyais le réel,
Habité sans savoir par l’angoisse mortelle
Bien trop vaste pour moi. Recouvert par son aile,

Ma solitude était comme un sein maternel,
Où je cherchais déjà, dans l’onde spirituelle,
Aux stances du poème, une aube fraternelle.

novembre 2008

Publié dans Autobiographie

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Avisferrum 04/11/2017 15:31

Magnifique poème, je crois que nous avons tous plus ou moins cet enfant blessé en nous...