La dupe

Publié le par Lionel Droitecour

... En perce, dans nos mains avides, / Le sable coule entre nos doigts ...

... En perce, dans nos mains avides, / Le sable coule entre nos doigts ...

Peu à peu dupe de soi-même,
On s’échafaude un avenir,
On dit je veux, on dit je t’aime,
On croit bâtir ou bien tenir.

Mais vivre ruine l’infini,
Chaque jour en soi retranché
Nous emmène où le soir finit,
Vain promenoir où se cacher.

Éphémère sous l’horizon,
Vois, le charroi de nos convois,
De notre âme sait l’oraison.

Mais rien, en ces terres arides.
En perce, dans nos mains avides,
Le sable coule entre nos doigts.

mai 2011

Publié dans Le temps

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