Pareil à une mer

Publié le par Lionel Droitecour

Egon Schiele (1890-1918), Les amants, détail

Egon Schiele (1890-1918), Les amants, détail

Tout moites d’émotion, rouge, pâle, tremblant
De la proximité de nos corps se touchant,
Nus, comme déchiffrés par un regard aimant,
Nous dansons lentement la danse des amants.

La fougue et le retrait, la fugue déroulant
Son implacable loi dans l’essor de l’instant,
Et le souffle embué à la lèvre, éveillant,
Dans l’inarticulé, un cri toujours latent.

Puis le plaisir, enfin, houle nous suscitant,
Pareil à une mer, aux vastes océans,
Dans le remous puissant d’un songe évanescent.

Aussitôt la décrue dans un calme apparent,
Sous la peau des tambours qui frappent, exultant :
Amour, que le désir jamais ne va comblant

Lionel, 26 juin 2015

Publié dans Amour

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