Meurtrier d’idéal

Publié le par Lionel Droitecour

Robert Alexander Hillingford (1825-1904), Othello et Desdemone, détail

Robert Alexander Hillingford (1825-1904), Othello et Desdemone, détail

Mais trahir à ce point, messieurs les socialistes,
Camarades vendus à la loi du marché,
Parangons sans vertu de la corruption,
Pavanés aux palais de notre république ;

Traitres et malandrins, supplétifs sans panache,
De Zola, de Jaurès, Blum et de Marx Dormoy,
Vous, brigands de l'espoir sanglé dans le profit
Aux cénacles du fric où pressez vos sébiles ;

Politicards marrons sans dignité aucune,
Vous préparez le ban d’un fascisme larvé
Qui danse dans les yeux de la haine joyeuse ;

L’extrémisme se rit de votre suffisance
Qui lui ouvre la porte, où s’engouffre le mal,
Meurtrier d’idéal quand l’avenir déchante.

août 2016

Publié dans Citoyen

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Avisferrum 02/01/2018 14:14

Je suis de plus en plus persuadé que le fait de croire encore le moindre mot sorti de la bouche de nos politicards médiatisés, qu'ils soient de droite, gauche ou du centre, ou même de seulement les écouter encore, s'apparente à une maladie mentale grave, à moins que les ondes qui nous grillent en permanence nous transforment peu à peu en zombies... voire les deux !

Le "langage des oiseaux" est pourtant suffisamment clair à ce sujet : gouverne-ment, parle-ment... mais nous continuons de nous laisser enfumer par ces menteurs pathologiques, tels des moutons de Panurge, allant aux urnes en bêlant et passant le reste du temps à pester contre ceux que nous avons élus...

Nous n'avons au fond que ce que nous méritons.