Équidistance

Publié le par Lionel Droitecour

Carl Spitzweg, (1808-1885), le rat de bibliothèque

Carl Spitzweg, (1808-1885), le rat de bibliothèque

J’ai écris, ce matin, dans l’approche de l’aube,
Au miroir poétique où git l’alexandrin,
Une poignée de vers emportant ma prébende
Au hasard incertain de la postérité.

Ce mensonge anodin m’est plus que vérité,
Dans l’éther inconnu, ce que j’en appréhende ;
Dans la chasse des mots, en obscur malandrin,
Je braconne aux sentiers où ma parole daube.

Radoteur impuissant ergotant ses ragots,
Je suis ce mol emprunt aux mânes de l’instant,
Scribe désabusé polissant sa rancœur.

Et, dans le soir venu, au défaut de mon cœur,
Demeure une marée au point équidistant
Où l’âme, de ce corps induit de lourds sanglots

novembre 2012

Publié dans Art poétique

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Evy 26/01/2018 13:43

Très beau je partage bonne journée Evy