Intime effraction

Publié le par Lionel Droitecour

Maurits Cornelis Escher (1898-1972), new year 1947, détail

Maurits Cornelis Escher (1898-1972), new year 1947, détail

Grave, une voix me porte aux cimes d’émotion.
Là, comme transpercé j’écoute en sa parole
L’inconnaissable verbe, d’intime effraction,
Qui résonne en mon âme offerte à sa corolle.

Mystère sous la peau où gîte, ambre sonore,
Cette étrange miroir où l’on se reconnaît,
En l’autre, et son pareil, par ce qu’on en ignore
Et qui pourtant paraît en cette onde qui naît.

Être, toi mon semblable en la sente de chair,
Frère non, mais égal en toutes perceptions,
Et bercé, comme moi, par l’empreinte de l’air ;

Fugace dérision où notre ombre s’efface
Et le fragile chant de nos imperfections,
Qui hante, un bref instant, les rives de l’espace.

janvier 2015

 

Publié dans Musique

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