Les pas pas perdus

Publié le par Lionel Droitecour

... Quand au poète, / Forte tête, / Qu’il s’apprête / À la défaite / Qui le guette ...

... Quand au poète, / Forte tête, / Qu’il s’apprête / À la défaite / Qui le guette ...

Le verbe est la continuation du vers,
À moins que le ver, en soie, n’en soit
Que l’anticipation.

Et la rime est un crime
À l’encontre du vers libre
Qu’il emprisonne

Et en sonnet
Qu’il fait sonner
Pour façonner.

À l’aise, sans train,
Mais sans entrain,
L’alexandrin

File le train
À l’octuor des syllabes,
Et double l’acrostiche

De ses hémistiches,
Qui trichent
Et s’en vont à la niche.

Quand au poète,
Forte tête,
Qu’il s’apprête

À la défaite
Qui le guette
Car pour le dire net

La poésie n’existe plus !
On l’a vendue
Au temps perdu

Pour quelques balles
Dans la salle
D’attente elle râle

Mais elle n’en est pas revenue
Qui ne retrouvera pas,
C’est exclu

L’appât des pas
Des pas, des pas,
Des pas perdus.

Lionel 11 avril 2010

Publié dans Calembours

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Evy 14/02/2018 15:06

J'aime beaucoup bonne journée et bon st valentin

tipoum 14/02/2018 10:56

bravo, j'aime bien ce genre de poeme dans une ambiance comme celui ci (pas triste)