Douve

Publié le par Lionel Droitecour

Douve

Douve au pied de la tour où guette désarroi,
Où le vain troubadour au mitan de ma peine
De son luth impuissant fait vibrer la corolle,
Mauvaise fleur d’ennui qui bruni sous le gel ;

Oh, de l’hiver viens-t-en épuiser dol cruel
Et de son joug venteux, où la neige s’affole,
En cinglantes risées viens-t-en blondir la traîne,
Toi que le pur été espère en son charroi !

Astre puissant et beau qui n’est qu’une clarté
Dont l’orbite terrestre, en son bal, fait vertu
Comme la prude aimée que la nuit veut surprendre,

Viens-t-en mordre l’échine, en la saison des cendres,
À mon doute morveux dont le mal s’évertue
À ployer sous mon front l’indécent aparté.

février 2010

Publié dans Sensation

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Evy 23/02/2018 13:37

Belle photo et texte bonne fin de journée