L’horloge du cœur

Publié le par Lionel Droitecour

Jean Antoine Théodore Gudin (1802-1880), Scène de pêche

Jean Antoine Théodore Gudin (1802-1880), Scène de pêche

Les enfants ont grandi, ils se sont envolés
La maison fait silence en nos cœurs enjôlés,
Et nous nous regardons ainsi, comme jadis,
Quand l’âge vient peser sur nos cœurs attiédis.

C’est donc si peu de vivre et le temps n’est qu’un leurre !
Las, nous avions vingt ans, c’était il y-a une heure,
À peine plus, ma mie, l’horloge est une horreur
Et la vieillesse vient meurtrir notre bonheur.

Mais étions-nous heureux, dis-moi ? Je le crois bien,
Quand même le souci émargeait notre lien,
Et le doute, et la peine au morne quotidien.

Ta main près de ma main sur la barre, entrelacs,
Nous eûmes quelques grains, or le navire est las,
Le vent nous mène où le naufrage est sûr, hélas !

mai 2010

 

Publié dans Amour

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Evy 07/02/2018 22:48

Trop beau je partage bonne soirée