Séquelle

Publié le par Lionel Droitecour

Séquelle

Je meure en ma demeure à ressasser mon doute,
Ainsi l’humble veneur au seuil de sa déroute ;
Ma courre n’est qu’un rêve insu des frondaisons
Une meute de rimes nues mes oraisons.

Vous saurez quelque jour où furent mes corolles
À moins que dans l’oubli se fondent mes paroles,
Qu’importe si je fus l’heureux en ce lutrin,
Polissant la rimaille éclose en mon quatrain.

Et, comme un vagabond dans le pays du verbe,
Je cueille en mes talus de quoi nourrir ma gerbe,
Chaque jour un bouquet vient emplir ma corbeille.

Comme la fleur de sel au marais de ma veille,
Séquelle je serai de la solaire ardeur
Cristal inconsolé de l’absente vapeur.

avril 2012

Publié dans Art poétique

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Evy 03/02/2018 14:29

Petit passage belle écrit bonne journée