Blanches tourterelles

Publié le par Lionel Droitecour

les tourterelles turques, voir lien ci-dessous

les tourterelles turques, voir lien ci-dessous

Je commence à m’imaginer la vie sans moi ;
Ce rêve ancien qui fut le mien, lors orphelin,
Mes amours et mes amitiés désemparées,
La solitude de ma mie, sa destinée.

Je ne fus rien de plus qu’une fuite obstinée ;
Dans l’écrin de la nuit les âmes chavirées
Suivent tels des enfants dans les rues d’Hamelin,
Un vain joueur de flûte aux sentes de l’émoi.

Où vont-ils, où vont-elles, blanches tourterelles,
En l’azur infini, vives, libres, rebelles ?
J’ignore tout des lieux, rives intemporelles,

Mais je sais bien l’angoisse ici-bas traversée,
La plainte du départ, larme ultime versée,
Les bris en chaque nœud de nos fibres mortelles.

juin 2016

Publié dans La camarde

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Avisferrum 25/03/2018 11:27

"À l'âne elle darde, c'est Dardanelles où l'on bosse fort... Mais ne préfères-tu pas que je me pavane où l'on invente des feintes ?"

Ben justement, j'en viens, pas des trois turcs, ni détroits turcs, mais de la Pavane citée, les mirettes et écoutilles encore sous le charme de ces suaves mélodie et poésie ! :-)

Avisferrum 25/03/2018 11:03

Quel magnifique poème, cher ami, merci !

J'aime beaucoup aussi le lien vers les tourterelles turques, c'est beau, c'est fort, c'est Bosphore ! ;-)

Lionel Droitecour 25/03/2018 11:12

À l'âne elle darde, c'est Dardanelles où l'on bosse fort... Mais ne préfères-tu pas que je me pavane où l'on invente des feintes ?

maposie 25/03/2018 09:29

Bonjour Belles tourterelles