Faridondaine

Publié le par Lionel Droitecour

... Ici sont mes débauches, ma faridondaine, / Le mensonge fardé de mes pieuses paroles ...

... Ici sont mes débauches, ma faridondaine, / Le mensonge fardé de mes pieuses paroles ...

Je ne suis pas maussade mais j’ai le cœur gros.
Pourquoi ? J’ai mal dormi, sans doute, mais cela
En soit ne suffit pas à mesurer ma peine.

Souvent, dans le matin, mon âme en cette veine
Attable sa rancœur. C’est ici, au delà
De la rime sommaire où j’aiguise mes crocs,

Que viennent par instant les bouffées du délire.
Oh, certes policées, au pas d’un mètre antique
En l’obsolète écrin de quelque forme ancienne.

Et je vais ma licence en la rive sereine
Où sont échos de moi comme unique viatique
Dans l’intime désordre où j’accorde ma lyre.

Et la muse folâtre en la sente intracée
Qui naît sous ma semelle, semée d’herbes folles
Et de cette musique au parfum de rengaine.

Ici sont mes débauches, ma faridondaine,
Le mensonge fardé de mes pieuses paroles,
Cette larme parfois, en ma verve effacée.

février 2015

 

Publié dans Art poétique

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Evy 06/06/2018 15:53

Oupss faut pas mentir bonne fin de journée bis