Un page a mis les mille pages

Publié le par Lionel Droitecour

... Qu’aurai pensé Villon de ce qu’on en raconte, / De ses pendus perdus ...

... Qu’aurai pensé Villon de ce qu’on en raconte, / De ses pendus perdus ...

C’est fait, j’ai mis le page à mon cahier virtuel.
Mille pages plutôt, tout un tas de poèmes,
Peut-être bien cinq mille… Absurde en est le compte,
Un seul me suffira s’il chante en la mémoire…

Mais en quelle mémoire, quel temps ou quelle moire ?
Qu’aurai pensé Villon de ce qu’on en raconte,
De ses pendus perdus, testaments en bohèmes
Reliures éparses, vestige, rituel.

Qu’ils sont vains ces remords en rimes obsolètes,
Tous ces pavois songeurs aux mats de mes défaites,
Voiles crevées, lambeaux d’un voyage sans nom.

J’ai tenté ma parade, imparfait histrion,
Souvent, à contretemps déclamé ma tirade,
Et, dans la chair du temps, trouvé, perdu, la rade.

juin 2016

Publié dans Art poétique

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