Sensualité

Publié le par Lionel Droitecour

... Et dans l’aube éternelle, ourlée de tant de nuits, / Il sentait palpiter son souffle, à petits bruits ...

... Et dans l’aube éternelle, ourlée de tant de nuits, / Il sentait palpiter son souffle, à petits bruits ...

Le garçon s’éveillait, dans les plis de l’aurore,
Frémissant d’un désir qu’il ignorait encore.
Immobile, il laissait flotter vers les dehors
Ce qui s'ouvrait en lui, au naissain de son corps.

Son âme vierge, pure enfance à peine éclose,
S'ourlait d’un vif éclat, comme aux plis d’une rose
Aux regards amoureux où les nuées reposent
En ces primes lueurs que les marées composent.

Son cœur battait, rythmique, astre que tout convie,
Au reflux de son sang, des rumeurs de sa vie,
Son haleine en bruissait source neuve, ravie.

Et dans l’aube éternelle, oeuvre de tant de nuits,
Il sentait palpiter son souffle, à petits bruits,
Pour mûrir au jour neuf de bien étranges fruits.

janvier 2006

 

Publié dans Enfance, Sensation

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