Au lieu de l’utopie

Publié le par Lionel Droitecour

... J’emporterai mon chant au lieu de l’utopie ...

... J’emporterai mon chant au lieu de l’utopie ...

Je tiendrai, quelque jour, mon journal d’agonie,
Si je peux, c’est certain, mon corps est averti,
En l’ombre des remparts, des ultimes abris.

Sur l’enclume où Vulcain battra mon cœur en bris,
J’en ferai le motet où mon verbe est serti,
Au pénultième accord de ma polyphonie.

Dès l'avant-dernier soir, en suprême ironie,
Ira mon œil aigri et sombre, et inverti,
Au lieu de l’utopie, simple et humble
débris.

décembre 2013

 

Publié dans Fongus, Art poétique

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